Histoire de l’ADHF-F

 

Qu’est ce-que l’ADHF-F ?

L'A.D.H.F est la première Association de Défense de l'Habitat Fluvial (créée en 1975). D'autres associations locales, essentiellement en région parisienne, se sont créées ensuite. De nombreux propriétaires de bateaux-logements appartenaient alors à deux associations.

En 1986, période de crise aiguë pour l'habitat fluvial, se sont posés les problèmes :

du rôle des différentes associations face aux administrations,

de la représentativité de l'A.D.H.F, principal interlocuteur du Port Autonome de Paris et des services de la Navigation.

C'est dans ce contexte que l'A.D.H.F est devenue une union d'associations appelée " A.D.H.F-Fédération ".

Les membres en sont des associations (déclarées ou de fait), regroupant des bateaux-logements ou de plaisance. Ces associations cotisent au prorata du nombre de bateaux qu'elles représentent (1 bateau =1 adhérent). Chacune nomme un représentant au conseil d'administration.

L'assemblée générale a été maintenue et prévue dans les statuts. Des décisions peuvent y être prises, "chaque association répartissant ses voix comme elle l'entend". En réalité, ce procédé compliqué à mettre en œuvre n'est en général pas utilisé. Par ailleurs, l'habitude a été prise, le jour de l'AG, d'ouvrir les portes à tous ceux qui viennent s'informer (adhérent ou non).

Les décisions sont prises, le plus souvent au niveau du C.A qui reste la structure de référence.

Le conseil d'administration est composé d'autant de membres que d'associations différentes. Chaque représentant, en cas de vote a le poids du nombre de cotisations dans son association.

Il a tous les pouvoirs, il nomme le bureau et décide des actions à mener.

Chaque association règle les questions locales comme elle l'entend.

L'A.D.H.F-F est concernée par les problèmes de l'ensemble de l'habitat fluvial, elle intervient auprès des différentes administrations du domaine public fluvial à propos des:

règles techniques (permis de navigation),

conventions d'occupation temporaire,

taxes, redevances pour stationnement ou vignette,

créations de places,

bateaux en infraction…. etc.

Rappelons que l'A.D.H.F-F a pour objet "la protection et la défense, la promotion et l'encouragement de l'habitat fluvial sous toutes ses formes, qu'il concerne des bateaux-logements sédentaires ou des bateaux de plaisance naviguant sur les eaux intérieures françaises, la préservation des sites fluviaux et des canaux, la lutte contre la pollution des eaux intérieures, la défense de la qualité de la vie pour tous ceux qui vivent, travaillent ou passent leurs loisirs sur les fleuves et canaux de France et leurs amis, l'animation culturelle des rives."

Les membres du conseil, comme dans la plupart des associations, sont bénévoles et interviennent sur leur temps libre. Ceci explique, en particulier, que notre journal "l'Escargot qui flotte" paraisse irrégulièrement. Nous nous efforçons, cependant, de faire circuler les informations importantes par l'intermédiaire des représentants d'associations locales.

Si vous avez des précisions à demander ou un problème à exposer, n'hésitez pas à contacter les personnes dont voici les coordonnées :

 

Histoires de " négociations "

L’histoire de l’ADHF-F, c’est l’histoire de l’Habitat Fluvial en France. C’est l’histoire de conflits (avec le port autonome, VNF et les administrations), de négociations, de déceptions et d’espoirs pour nous tous qui aspirons à une vie tranquille sur l’eau. Voici pour les nouveaux venus, quelques dates qui retracent les actions de l’ADHF-F depuis sa création.

1975 - Décret du 16 septembre du Ministère de l’Equipement instituant une redevance pour les bateaux-logements.

- Création de l’ADHF-F le 12 novembre.

1976 - Négociations qui aboutissent à un cahier des charges (qui ne sera pas appliqué par la suite).

1978 - Projet d’aménagement des berges par le conseil de Paris, ce qui suppose l’expulsion de tous les bateaux parisiens.

- Des pétitions circulent pour les soutenir : 25000 signatures

1979 à 1983 - On note des régimes différents, selon que les bateaux stationnent sur les Domaines ou sur le Port Autonome, et des traitements différents entre ceux autorisés et ceux non autorisés (parfois sur les mêmes emplacements). Aucun critère objectif n’explique ces différences.

Il y a de nombreux procès…

Cette situation aboutit à la création de la commission Grégoire.

1983 - La commission Grégoire est constituée (décision ministérielle. C’est la seule commission à laquelle ont pu participer des représentants de bateaux-logements).

- Elle aboutit, en 1985, au relevé de décisions du ministère qui prévoit la création de zones de stationnement et l’unification des taxes sur les zones gérées par le Port ainsi que sur celles gérées par les Domaines.

- Une grille tarifaire est ensuite fixée.

1986 à 1991 - Suit une longue période pendant laquelle tout dialogue avec le directeur du Port Autonome, Monsieur Grange, est rigoureusement impossible.

Personne n’obtient plus le permis de navigation.

Les autorisations de stationnement ne sont plus délivrées.

De nombreux bateaux sont en infraction et " sous astreintes " ;

1991 - Mr Grange est remplacé par Mr Hossard, on espère une ouverture.

- Premières négociations à propos du permis.

1992 - Exit Mr Hossard. Arrivée de Mr Macquard à la tête du P.A.P.

- En juin, Mr Macquard convoque une réunion de " concertation " avec différentes associations et les fédérations pour expliquer le nouveau principe de stationnement : " la plaque tournante tous les 5 ans ". Coup de gueule de tous les participants.

- En juillet et en septembre, on remet ça ; pour voir !

- L’ADHF-F participe à ces trois réunions mais sa représentativité ne sera jamais reconnue ; nous répéterons sans cesse que le problème prioritaire est celui du déblocage de nouvelles zones de stationnement.

- Ces trois premières réunions ne seront en fait que l’occasion pour le Port de noyer le débat avec ce projet fumeux de rotation des places de stationnement, en cachant soigneusement le véritable projet : " l’augmentation des redevances ".

1993 - Négociation ratée avec VNF sur le tarif de la vignette. Consigne de refus donnée aux adhérents.

- En juin, découverte par l’ADHF-F d’un projet de nouveau tarif entraînant une augmentation de 500% des redevances.

- En juillet, manif à Versailles à laquelle participent les membres de l’ADHF-F mais aussi ceux de SEINE 92. Action dans la presse pour dénoncer ce projet et l’absence de concertation.

Le résultat de ces actions sera le blocage du projet et la mise en place d’un groupe de travail du Conseil d’Administration du PAP dont nous ne ferons pas partie, mais qui devra nous consulter.

Exit Mr Macquard, arrivée de Mr Chenevez.

- En septembre, rencontre avec Mr Chenevez ; celui-ci déclare alors vouloir d’abord fixer les enjeux et ne pas se précipiter.

- Octobre : première réunion du groupe de travail. Présentation par le PAP d’un tarif en hausse de 300%.

- Lecture d’un préalable de l’ADHF-F : nous refusons la remise en cause du tarif issu de la commission Grégoire, nous ne sommes donc pas là pour négocier un nouveau tarif.

- Décembre : réunion informelle sur le permis de navigation.

1994 - Février : deuxième réunion du groupe de travail. Elle commence par le préalable déjà cité. Mr Coutel nous explique sa méthode de calcul du nouveau tarif.

- Mars : troisième réunion. Première proposition écrite et chiffrée du PAP pour un nouveau tarif. Refus catégorique de l’ADHF-F et de SEINE 92, avec cependant la formulation de critiques sur le bien fondé de ce calcul.

- Avril : diffusion de la lettre type pour les impôts fonciers. Reprise de la négociation sur la vignette.

- Mai : 2 réunions : évolution du tarif que nous continuons de refuser, le PAP nous présente le projet définitif qui sera proposé au prochain vote de son Conseil d’Administration .

- Juin : Le CA du PAP vote le nouveau règlement et le nouveau tarif. Mr Coutel participe au CA de l’ADHF-F pour expliquer ce nouveau règlement et répondre aux questions des associations.

Le CA de l’ADHF-F décide de faire savoir par écrit au PAP son désaccord de principe avec le nouveau tarif et son désir de voir rapidement mises en place les améliorations promises par le PAP en ce qui concerne le stationnement :

- création d’un statut de l’habitat fluvial

- création d’une liste d’attente

- création d’une commission consultative

- engagement du PAP de débloquer de nouvelles zones

- démarches actives auprès des collectivités locales

- création de conventions à caractère juridique plus sûr (renouvellement par tacite reconduction et possibilité de vente sans perte du droit au stationnement).

- Juillet : Finalisation de la négociation sur la vignette plafonnée à 60m2.

- Septembre : deuxième réunion sur le permis de navigation. Elle se solde par un échec.

- Décembre : Affaire des bateaux du barrage de Suresnes :

Intervention écrite de l’ADHF-F pour stopper l’expulsion et demande d’offres de places concertées avec les intéressés.

Suite à la " bataille navale ", rencontre avec Mr Chenevez pour demander une suspension des poursuites (refus du PAP).

Le Port s’engage par écrit à n’utiliser ces procédures que dans les cas où la sécurité de la navigation est en jeu.

- Troisième rencontre avec la Commission de Surveillance et remise d'un premier projet pour le permis de navigation.

1995 - Janvier : Projet définitif et " acceptable " pour le permis de navigation.

- Première réunion de la Commission Consultative qui adopte le nouveau règlement pour le permis de navigation ainsi que les allègements pour les bateaux déjà transformés (lest béton, cloisons étanches…).

1995 – 1996 - Depuis le mois de janvier 1995, les Commissions Consultatives se réunissent régulièrement. L’ADHF-F y est toujours présente. Les préoccupations essentielles sont :

- la création de places (participations aux réunions de subdivisions dans cette optique)

- la gestion de la liste d’attente

- le règlement des situations irrégulières.

Notons sur ce point que Mr Chenevez a admis, par écrit, la possibilité de négocier les astreintes avec la personne poursuivie dès que celle-ci acceptera une place autorisable pour son bateau.

Mr Coutel nous informe au cours de la dernière réunion que des bateaux parisiens, actuellement en infraction, pourraient être autorisés à leurs emplacements.

1997 - Janvier : Présence de l’ADHF-F au salon de " La Belle Marinière "

- Septembre : La pression se fait plus grande sur la régularisation des bateaux n’ayant pas encore obtenu le permis de navigation ou l’autorisation spéciale. Après discussion en commission, nous obtenons des délais pour la mise en conformité et les sondages de coque (30 septembre 1999 pour les derniers).

- Novembre : Arrivée avec presque deux ans de retard des factures VNF ne prenant pas en compte les abattements prévus. L’ADHF-F envoie à ses adhérents un document leur permettant de recalculer leur facture en tenant compte des abattements prévus.

- Décembre : Le problème des redevances en province se pose comme en région parisienne en 1994. VNF applique des tarifs sans aucune concertation et sans aucun abattement ; L’ADHF-F demande une réunion à la direction de VNF à Béthunes

1998 - Avril : " Dernier avis avant poursuite " lancé par VNF pour application individuelle des abattements qu’ils avaient oubliés de nous déduire. L’ADHF-F envoie immédiatement un courrier à Mr Chenevez, directeur régional de VNF pour s’étonner ce cette pratique. Les choses semblent rentrer dans l’ordre.

Les problèmes de facturation en province ne sont pas réglés. VNF ne nous a toujours pas accordé de rendez-vous.

Octobre : Départ de Mr Chenevez. Arrivée de Mr Gilles Leblanc.

Un rendez-vous est obtenu avec VNF à propos de la vignette et de la facturation en Province. Les problèmes restent en suspens.

Un autre rendez-vous a lieu avec la comptable secondaire de VNF pour parler des problèmes de facturation de la région parisienne. Dialogue de sourds.

Le CA de l’ADHF-F propose l’envoi d’une lettre type à la Direction des Transports Terrestres pour les informer des problèmes de fonctionnement avec VNF. D’autres actions plus musclées sont envisagées au cas où la situation n’évoluerait pas.

- Novembre : La commission consultative et des courriers de VNF laissent entrevoir des possibilités de règlement des différents problèmes.

A SUIVRE…

 

A notre avis, les discussions lors des commissions consultatives ont permis certaines avancées. Néanmoins, restons vigilants :

Nous sommes loin d’avoir réglé les problèmes de tous les bateaux sans place

Les problèmes de calculs de redevance pour la province ne sont pas encore réglés

Les difficultés d’obtenir une facturation régulière et juste en région parisienne sont encore importantes

Par ailleurs, une autre menace pointe : l’alignement des règles de sécurité sur celles de la communauté européenne qui risquent d’être beaucoup plus contraignantes.

RESTONS MOBILISES !